L’arrêt cardio-respiratoire, communément appelé «crise cardiaque», est une cessation soudaine des battements du cœur caractérisée par la disparition du pouls et l’absence de respiration et de réaction.
Les symptômes de la crise cardiaque s’apparentent à ceux de l’angine de poitrine, mais sont les signes précurseurs d’une situation beaucoup plus alarmante.
Le traumatisme crânien est généralement causé par un choc à la tête ou au cou. Une partie du cerveau subit alors une pression excessive pouvant être créée par une accumulation de liquides dans la boîte crânienne ou par une fracture avec enfoncement dans laquelle les fragments osseux compriment le cerveau.
Ainsi, lorsqu’un coup à la tête provoque une hémorragie et que le sang ne peut s’écouler, il s’accumule dans la boîte crânienne et comprime le cerveau. Les signes de compression peuvent apparaître immédiatement après la blessure ou quelques heures, quelques jours ou même quelques semaines plus tard. C’est pourquoi il devient primordial de surveiller les signes vitaux et l’apparition d'autres symptômes chez la victime.
Les causes courantes de ce genre de traumatisme sont les accidents de la route, les chutes et les accidents de sport.
La colonne vertébrale est sujette aux blessures sur toute la longueur, depuis la base du crâne jusqu’au coccyx. Ces blessures peuvent toucher la moelle épinière et ses ramifications nerveuses, et dans certains cas, provoquer une perte complète et permanente de sensation ainsi qu’une paralysie au-dessous de la blessure. Celles qui se produisent à la hauteur du cou peuvent paralyser les muscles qui règlent le mouvement du thorax et la respiration.
Dans chaque situation d’urgence, il faut évaluer la possibilité d’une blessure à la colonne vertébrale et, au besoin, donner les premiers soins appropriés.
Comment reconnaître les blessures à la colonne vertébrale
Les blessures à la colonne vertébrale, même si elles sont graves, ne s’accompagnent pas toujours de signes et de symptômes évidents. Si les circonstances de l’incident laissent supposer une telle blessure, donnez les premiers soins indiqués en pareil cas, même en l’absence des signes et symptômes décrits ci-dessous.
La température normale du corps humain est de 37˚C. Si cette température s’abaisse de plus de deux degrés, les tissus ne peuvent plus fonctionner correctement. Ce refroidissement généralisé et graduel se nomme hypothermie. Également décrite comme une exposition au froid, l’hypothermie tue chaque année de nombreux Canadiens.
La température centrale chute lorsque le corps perd plus de chaleur qu’il n’en produit. Même si tous peuvent être atteint d’hypothermie, les groupes les plus à risque sont les personnes âgées, les bébés, les personnes malades, blessées, sous-alimentées, fatiguées ou abusant de drogues ou d’alcool, et finalement, les adolescents, souvent trop peu vêtus.
L’hypothermie peut être légère, modérée ou grave, mais il est difficile de déterminer le moment exact auquel la victime passe d’un stade à l’autre. L’hypothermie est parfois confondue avec d’autres troubles tels que l’ivresse, l’accident cérébro-vasculaire ou l’abus de drogues. Rappelez-vous que vous devez prévenir une plus grande perte de chaleur dès que vous commencez à grelotter. Si vous n’agissez pas, l’hypothermie affectera votre état mental et vous n’aurez plus la lucidité nécessaire pour prendre les bonnes décisions.
Une perforation est une plaie ouverte causée par un objet pointu ou tranchant comme un couteau, un clou ou une dent d’animal. L’ouverture peut être très petite, mais la plaie est souvent très profonde. Toutes les plaies par perforation doivent être traitées comme des blessures graves, car elles peuvent s’accompagner de lésions graves et d’une infection des tissus profonds.
Une perforation du thorax peut causer des problèmes respiratoires graves. Si le mécanisme de blessure laisse supposer une blessure thoracique quelconque, si la victime respire difficilement ou si elle se plaint de douleurs dans cette région, examinez soigneusement le thorax. Cherchez la présence d’ecchymoses, de déformation, de saignement et de mouvement anormal du thorax au cours de la respiration. Une des complications graves des blessures thoraciques est le pneumothorax.
Le pneumothorax
Le pneumothorax survient lorsqu’une blessure laisse pénétrer de l’air dans la cavité thoracique. Cela peut entraîner l’affaissement d’un ou des deux poumons et causer une urgence respiratoire mettant la vie en danger. Si de l’air pénètre dans la cavité thoracique par une plaie ouverte, vous êtes en présence d’une plaie pénétrante du thorax.
On dit qu’une personne est en train de s’étouffer lorsque ses voies respiratoires sont partiellement ou complètement obstruées et que l’apport d’air dans les poumons est réduit ou interrompu. Il s’agit d’une urgence respiratoire qui met la vie en danger. Lorsque les poumons ne reçoivent plus d’air, le visage prend immédiatement une coloration rougeâtre. Peu après, lorsque la réserve d’oxygène est épuisée, le visage devient gris et les lèvres et les lobes de l’oreille deviennent bleutés. Ce changement de coloration se nomme cyanose. Peu après la victime perd conscience et son cœur cesse éventuellement de battre.
Une personne qui s’étouffe porte inévitablement les mains à la gorge. D’autres signes permettent de reconnaître un cas d’étouffement. Les signes diffèrent selon une obstruction est légère ou grave. Le secouriste doit savoir en faire la distinction, car les premiers soins ne sont pas les mêmes dans les deux cas.
Si la victime est beaucoup plus massive que le secouriste ou si la grossesse est avancée, les poussées abdominales sont inefficaces. À la place, il faut alors donner des poussées thoraciques au niveau de la partie inférieure du sternum, le pouce vers l’intérieur.
Rappelez-vous qu’en cas d’étouffement, vous ne devez jamais donner ou vous laisser donner des tapes dans le dos, car cela pourrait repousser l’objet plus loin dans les voies respiratoires.
L’hémorragie est une effusion de sang hors des vaisseaux. En cas d’hémorragie externe, le sang s’écoule de la surface de la plaie vers l’extérieur du corps, et du sang est visible. Il existe deux types d’hémorragies externes, l’hémorragie artérielle et l’hémorragie veineuse…
1-L’hémorragie artérielle
Du sang rouge vif jaillit d’une artère à chaque battement cardiaque. L’hémorragie artérielle est grave et souvent difficile à maîtriser.
2-L’hémorragie veineuse
Du sang rouge foncé s’écoule régulièrement de la plaie. Cette hémorragie est plus facile à maîtriser que l’hémorragie artérielle.
Cinq types de plaies peuvent causer une hémorragie externe…
1-Écorchure ou éraflure : Plaie ouverte dans laquelle la couche externe de la peau est déchirée, et les couches profondes sont intactes. Peu de saignements mais risque d’infection élevé.
2-Incision : Coupure nette des tissus mous causée par un objet tranchant. Moins de risque de contamination que pour l’écorchure, mais peut contenir des corps étrangers.
3-Lacération : Déchirure irrégulière de la peau et des tissus. Risques d’infection.
4-Perforation : Plaie ouverte causée par un objet pointu ou tranchant. Ouverture petite mais plaie souvent très profonde. Peut mener à contamination des couches profondes et lésion des organes internes.
5-Avulsion ou amputation : Blessure dans laquelle la peau ou un autre tissu est partiellement ou complètement arraché du corps qui entraîne la perte partielle ou totale d’une partie du corps.
Les blessures aux os peuvent aussi bien être bénignes que très graves. Elles ne mettent pas habituellement la vie en danger, mais elles peuvent être douloureuses et entraîner une invalidité ou une déformation permanente.
La cassure ou la fêlure d’un os se nomme une fracture. Une fracture est dite « ouverte » lorsque la peau qui recouvre la fracture est déchirée. La plaie peut causer une infection grave, même si elle est très petite.
Une fracture peut être causée par une force directe comme un choc, un coup ou une torsion, ou par une force indirecte, par exemple si l’os est fracturé à distance du point d’impact. Le mouvement des muscles peut également provoquer des fractures.
Chaque année, on compte environ une centaine de noyades au Québec. La noyade est un accident de type asphyxique aigu provoqué par l’inondation des voies respiratoires suite à une immersion. Lorsque la victime survit (à tout le moins temporairement) à ce type de traumatisme, on parle plutôt de quasi-noyade.
Il y a deux types de noyade. On parle de noyade primaire ou asphyxique lorsque l’inondation des voies respiratoires se fait avant la perte de conscience et l’arrêt respiratoire. Une partie de l’eau est alors avalée et l’autre passe dans les poumons. Le pronostique pour ce type de noyade est peu reluisant. Lorsque l’inondation des voies respiratoires se fait après la perte de conscience et l’arrêt respiratoire, on parle plutôt de noyade secondaire ou syncopale.
Une personne submergée durant :
Fait intéressant, une immersion en eau froide ou en état d’hypothermie augmente les chances de survie de la victime puisque ces conditions ralentissent l’activité cérébrale.
En cas de noyade, pratiquez la réanimation cardiorespiratoire (RCR) de la même façon que pour une victime traumatisée. Ne tentez pas d’aspirer l’eau contenue dans les poumons et ne tentez pas de manœuvres de Heimlich (poussées abdominales administrées en cas d’étouffement).
Les brûlures sont des lésions de la peau et des tissus causées par la chaleur, le rayonnement ou les produits chimiques. Elles sont une des principales causes de blessures au foyer. Les jeunes enfants et les personnes âgées sont plus particulièrement à risque et les brûlures qu’ils subissent sont plus graves.
On compte quatre types de brûlures…
Les brûlures par la chaleur (ou brûlures thermiques) : Causées par une application excessive de chaleur (flamme, objet chaud, etc.) sur le corps. Ce sont les plus fréquentes.
Les brûlures chimiques : Souvent graves, car les produits chimiques (acides, phosphores, produits à usage domestique, etc.) continuent à brûler tant qu’ils restent en contact avec la peau.
Les brûlures électriques : Causées par un contact avec le courant électrique. Bien que causé par la chaleur, ce type de brûlures fait l’objet d’un traitement spécifique, en raison des complications liées à l’électricité.
Les brûlures par rayonnement : Causées par toute source d’énergie rayonnante (les rayons du soleil, les rayons-X, etc.).
Une brûlure peut être grave, modérée ou mineure. On évalue la gravité d’une brûlure en tenant compte de la profondeur de la brûlure (le degré), de la surface corporelle et de la partie du corps brûlée, et de l’âge et de l’état physique de la victime. Les brûlures graves peuvent mettre la vie en danger et entraîner une invalidité grave et permanente ou une défiguration. Elles entraînent souvent des complications telles que l’état de choc, l’infection, les troubles respiratoires et l’enflure.